Comprendre et faire comprendre les enjeux majeurs
de la société argentine contemporaine

Les buts de notre Association

L'Observatoire de l'Argentine Contemporaine est une association de droit français, loi 1901, dont l'objet est de promouvoir la production de connaissances fondamentales sur la société argentine contemporaine dans tous les domaines des sciences humaines et sociales, d'offrir un espace pluraliste de rencontres, d'échanges et de discussions, de favoriser la publication d'ouvrages et de revues spécialisées sur la vie politique, économique, culturelle et sociale de l'Argentine. Notre association est ouverte aux universitaires, scientifiques, acteurs et décideurs de la vie économique, politique, associative et culturelle, diplomates, enseignants, syndicalistes, journalistes, auxquels l'Observatoire de l'Argentine Contemporaine propose un cadre de réflexion et de débats dans le plus strict pluralisme.
Qui sommes-nous ?

Nous sommes des femmes et des hommes, de générations, d'origines, de cultures, d'idéologies et de professions différentes. Nos activités, métiers, opinions, histoires personnelles et cultures, a priori, nous séparaient. Une problématique nous réunit : L'ARGENTINE

Que nous soyons Argentins où « argentinistes », que nous y soyons nés où que nous y ayons vécu : l'Argentine nous passionne. L'Observatoire de l'Argentine Contemporaine s'est constitué autour de ces personnes, issues des milieux de la recherche, de l'université, de l'entreprise, de la société civile qui partagent leur inquiétude pour le sort de l'Argentine, son histoire, son présent et son avenir. Nous nous reconnaissons dans des valeurs fondamentales : la solidarité, la liberté, l'égalité des droits et des chances, le respect de la dignité humaine.

 

Un peu d’histoire sur l’Observatoire de l’Argentine Contemporaine

Quand nous avons lancé, le 10 octobre 2001, à la Maison de l’Amérique latine, le premier cycle de conférences mensuelles destinées à « mieux comprendre et mieux faire comprendre les enjeux majeurs de la société argentine contemporaine », nous savions qu’il existait un vide concernant l’Argentine en France. Ce vide nous semblait particulièrement frappant dans le domaine des sciences humaines et sociales, aussi bien au niveau de l’enseignement universitaire que de la recherche scientifique. Le succès rencontré par nos conférences auprès d’un public très nombreux mit alors en évidence la justesse de notre diagnostic, mais aussi la pertinence d’une démarche comparatiste qui fait appel à des spécialistes confirmés dans des disciplines aussi diverses que l’histoire, l’économie, le droit, la sociologie, la politologie, la philosophie, la géographie, l’anthropologie ou la psychologie.

Lorsque les événements des 19 et 20 décembre 2001 ont placé l’Argentine à la une des journaux du monde entier, nous étions dans des circonstances optimales pour suivre le déroulement de la crise à partir d’un poste d’observation privilégié, mais aussi pour offrir une interprétation de ce qui était en train de se détruire, de se construire ou de se reconstruire dans le paysage argentin.

Les 70 séances mensuelles que  nous avons consacrées à penser l’Argentine contemporaine, entre octobre 2001 et juin 2008, ont mobilisé plus de 120 conférenciers qui ont accepté de venir exercer leurs compétences, d’affirmer ou d’infirmer les différentes thèses et hypothèses, de « plonger », somme toute, dans ce véritable laboratoire politique, social, économique et culturel que l’Argentine est devenue, suite à la crise la plus importante et la plus globale de toute son histoire moderne.

Une telle occasion est rare dans la vie d’un chercheur. Elle nous a offert la possibilité d’un aller-retour permanent entre les phénomènes qui se déroulent sous nos yeux et les interprétations et méthodes d’analyse destinées à les comprendre. Mes vœux d’historienne n’ont jamais été aussi exaucés : me retrouver devant un corpus sur mesure et, presque à  portée de main, pour étudier les événements majeurs qui terminent un long cycle historique, celui de l’Argentine du XXe siècle, et entament une période si nouvelle et si différente qu’aucun terme du passé ne peut décrire.

Mes remerciements chaleureux à tous les collègues et amis qui ont contribué à ce travail collectif sans précédents et accepté, non seulement de préparer une conférence ou de rédiger un article, mais aussi de coordonner une séance ou un cycle de conférences. Nous avons tous accepté de « jouer le jeu », de mettre nos compétences à la disposition des problématiques proposées, en acceptant le débat ouvert avec un public enthousiaste, et souvent très nombreux, motivé, bien informé, contribuant ainsi au principe de la confrontation d’idées dans un pluralisme dont l’Argentine a plus que jamais besoin.

Toute ma gratitude aux membres du Conseil scientifique qui nous ont aidés à conceptualiser les thèmes de l’agenda argentin et à les traduire en axes et problématiques de recherche : Les regrettés Paul Verdevoye et M. René Rémond ; M. Alain Touraine qui nous a fait l’honneur de nous accompagner lors de la première séance inaugurale d’octobre 2001 ; MM. Jean Piel, Alain Joxe, Pierre Salama, Romain Gaignard et Jean-Michel Blanquer qui ont participé avec enthousiasme à plusieurs séances et bien sûr, M. Alain Rouquié qui nous fait l’honneur de nous accueillir toujours chaleureusement à la Maison de l’Amérique latine qu’il préside. Nos remerciements également à M. François Vitrani, directeur général de la Maison de l’Amérique latine et Mme Anne Husson, directrice du département culturel qui nous ont toujours soutenus avec enthousiasme. Que notre « maison » de travail soit ce beau lieu de la vie parisienne consacré à rendre hommage à l’art, à la culture et à la civilisation de l’Amérique latine est un grand honneur ; nous y voyons aussi un signe de l’appartenance inexorable de l’Argentine à la grande patrie latino-américaine.

            Ce travail intellectuel collectif fut accompagné pendant des longs années par le savoir-faire éditorial de M. Carlos Schmerkin. Sa solidarité est tributaire d’une histoire collective où nos itinéraires individuels se sont croisés lors d’un carrefour terrible dont l’on ne sortait pas indemne, celui des années de plomb que nous avons connues dans notre jeunesse en Argentine.

            Notre reconnaissance également aux collègues qui nous ont aidé à formaliser le lancement de l’Observatoire de l’Argentine Contemporaine en octobre 2001, M. l’Ambassadeur Jean-Louis Marfaing et Mme Graciela Schneier-Madanes, Directrice de Recherche au CNRS. Tous les deux ont mis à notre disposition leur expérience de la vie associative, diplomatique et scientifique, dans le cadre de l’association dont ils sont co-fondateurs, l’Association Franco-Transplatine.

            Depuis lors, sept ans de travail intense, passionné et passionnant, ont permis à notre association de grandir en expérience et en qualité intellectuelle et  institutionnelle. Nous avons vécu ensemble des moments mémorables dont ce website essaye de conserver le souvenir, aussi bien dans la GALLERIE DE PHOTOS que dans l’entrée « EVENEMENTS ». Je vous invite  à parcourir notre site dans sa version aujourd’hui remaniée, grâce au travail créatif de Jean-François Dray et grâce au soutien du Centre de Ressources Informatiques de l’Université de Paris X.

           A différents moments de la vie de notre association, nous avons reçu le concours institutionnel de la Maison de l'Amérique latine, du CNRS, des Universités de Paris III, Paris VII et Paris X, du Sénart de la République française, de la RATP, du Ministère des Affaires Etrangères de France, de la Mairie de Paris, de l'Ambassade de France en Argentine, de l'Ambassade d'Argentine en France, de la Délégation argentine à l'UNESCO et de la maison d'Argentine à la Cité Universitaire et du Ministère des Relations Internationales de la République argentine.

Diana Quattrocchi-Woisson

Docteur en Histoire – Université Paris VII
Chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique, CNRS- ISP
Institut des Sciences Sociales du Politique
Maison Max Weber- Université Paris X

 

 

 

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